Destinataire(s) : Christian Gomez, ainsi qu’aux maires et élus des communes, Président de la Communauté de communes «Conques-Marcillac»
Pesticides sur la Communauté de Communes Conques-Marcillac : pour des données publiques !
Nous demandons à Christian Gomez, Président de la Communauté de communes «Conques-Marcillac» ainsi qu’aux maires et élus, d’obtenir et de publier les registres des pesticides agricoles utilisés sur le territoire communal. Nous souhaitons un budget pour qu’une personne experte analyse ces données afin qu’elles soient discutées lors d’une assemblée à la salle communale ou intercommunale. Chaque habitante et habitant saura à quoi il est exposé et pourra participer à un début de démocratie agricole locale. La transparence est la première étape pour protéger notre santé, notre eau, notre air, notre terre et notre avenir.
Pourquoi faut-il agir maintenant ?
🌿 1. Protéger la santé de toutes et tous, ici et maintenant
En décembre 2025, le journal « Le Monde » a établi, avec un collectif de chercheurs, une carte de France des écoles, collèges et lycées en fonction de leur proximité avec des parcelles agricoles où des pesticides sont utilisés. Près d’un établissement sur quatre est soumis à une « pression forte ». https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2025/12/18/votre-ecole-est-elle-soumise-a-une-forte-pression-pesticide-explorez-notre-carte_6658475_4355771.html
🌿 2. Réduire de manière drastique les expositions aux polluants chimiques dans l’air
L’étude PestiRiv de l’ANSES (publiée le 15 septembre 2025) confirme que les habitants et habitantes des zones agricoles respirent et ingèrent davantage de résidus de pesticides que les personnes en ville. Connaître les produits est un enjeu majeur et immédiat de santé publique, notamment pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes vulnérables.
💧 3. Préserver l’eau et les sols pour les générations à venir
Les pesticides empoisonnent lentement et durablement les nappes phréatiques, les rivières, les océans, les nuages et les sols. Nous avons le droit de connaître les produits à risque pour mieux protéger la qualité de l’eau et éviter d’alourdir, dans l’avenir, les coûts déjà importants de santé et de la dépollution de l’eau (cf résultats scientifiques de Mickaël Derangeon de l’Université de Nantes).
🧭 4. Initier une démocratie agricole pour contribuer tous et toutes à la transition
L’agriculture ne peut plus être que l’affaire de quelques-uns. Les choix de cultures et de pratiques agricoles engagent tout le monde : notre santé, nos paysages, la biodiversité, notre eau, notre climat. La transparence sur les pesticides, c’est la première étape d’une démocratie agricole où l’ensemble des personnes habitant la commune peut contribuer à la transition agricole.
La décision du Tribunal administratif de Bordeaux du 1er juillet 2025, confirmant le droit d’accès aux registres d’épandage, ouvre cette voie : celle d’un pouvoir citoyen sur les choix agricoles. Cependant en mars 2026 le Conseil d’État a annulé la décision du tribunal de Bordeaux en décidant que l’État n’a pas à rendre public ces registres s’il ne les a pas réclamés lui-même., via un de ses représentants. Il est donc d’autant plus important de réaffirmer nos volontés d’avoir accès à ces informations.
https://www.generations-futures.fr/actualites/registre-pesticides/
Sur notre territoire les cultures pouvant être le plus touchées par l’usage de pesticides sont le vignoble (occupant 258 hectares d’après le recensement de 2020 de la DRAAF) et les grandes cultures notamment céréalières (1823 hectares). Il ne s’agit pas ici de pointer du doigt les exploitants agricoles qui sont également les premières victimes des pesticides mais bien de considérer que ces pratiques d’épandages, en tant qu’elles ont un impact sur l’air, l’eau et les sols, concernent l’ensemble de la population. Nous voulons pouvoir comprendre et faire ensemble ces choix, impliquant nos moyens de subsistances, les revenus des agriculteur.rices de nos communes et notre santé.
Sur notre territoire les cultures pouvant être le plus touchées par l’usage de pesticides sont le vignoble (occupant 258 hectares d’après le recensement de 2020 de la DRAAF) et les grandes cultures notamment céréalières (1823 hectares). Il ne s’agit pas ici de pointer du doigt les exploitants agricoles qui sont également les premières victimes des pesticides mais bien de considérer que ces pratiques d’épandages, en tant qu’elles ont un impact sur l’air, l’eau et les sols, concernent l’ensemble de la population. Nous voulons pouvoir comprendre et faire ensemble ces choix, impliquant nos moyens de subsistances, les revenus des agriculteur.rices de nos communes et notre santé.
Au delà de notre territoire local, l’intérêt de cette pétition est également de rejoindre une campagne nationale mettant en valeur l’intérêt que cette questions suscite dans différentes régions et demander un cadre législatif restrictif sur l’usage des pesticide mais aussi protecteur vis à vis des paysan.ne.s et agriculteur.rices.
Nos demandes :
Nos demandes :
Nous demandons donc à nos mairies de Communauté de Communes de Conques-Marcillac :
- de collecter les données concernant la nature et la fréquences des épandages
- de les rendre accessibles
- de financer une expertise indépendante pour interpréter ces données
- d’organiser des réunions publiques afin de pouvoir penser en commun les usages agricoles.
Plus de ressources :
- Brochure d’informations pour les riverain.e.s de zones agricoles exposé.e.s aux pesticides : https://www.generations-futures.fr/publications/victimes-des-pesticides-decouvrez-ledition-2026-de-notre-brochure/brochure-riverains_2026/
- Carte des polluants relevés dans l’eau : https://dansmoneau.fr/#map
- Cartes des pratiques agricoles et leurs impacts : https://territoiresfertiles.fr/cartes/score-impact-pratiques-agricoles-biodiversite/communes
- Carte des victimes des pesticides : https://victimes-pesticides.fr/
- Site de Générations Futures : https://www.generations-futures.fr/