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Destinataire(s) : Madame la Ministre des Outre-mer Nayma Moutchou

L'exploitation du pétrole et du gaz à Mayotte et en Guyane, c'est non !

 Le 29 janvier prochain, le Sénat s’apprête à examiner une proposition de loi qui pourrait abroger la loi « Hulot » dans les territoires ultramarins. Adoptée en 2017, cette loi interdit l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures en France et constitue un pilier de la protection des océans et de la transition écologique. Aujourd’hui, sous couvert de tensions énergétiques et géopolitiques, ce texte fondateur est remis en cause, faisant peser de lourdes menaces sur les écosystèmes marins et l’avenir des territoires ultramarins. Nous refusons ce recul environnemental et appelons à défendre une transition juste et cohérente. Signez cette pétition pour dire non à l'abrogation de la loi Hulot, préserver les océans et demander l’égalité de traitement des Outre-mer. 

Pourquoi faut-il agir maintenant ?

La proposition de loi repose sur l’existence de potentiels gisements pétroliers et gaziers offshore, notamment au large de la Guyane, de Mayotte et des Îles Éparses. Pourtant, une tentative d’exploration menée en Guyane en 2012 avait été abandonnée face à une forte opposition citoyenne et à une rentabilité insuffisante. Aujourd’hui, le texte est soutenu par plusieurs élu·es, notamment ultramarin·es, au nom de promesses de développement économique largement incertaines : exploitation majoritairement privée et souvent étrangère, faible création d’emplois locaux, manque d’infrastructures et dépendance accrue à des énergies fossiles vouées à disparaître. 

Le mécanisme envisagé, qui ajuste la production à la consommation nationale, risque par ailleurs d’encourager une hausse de la consommation d’hydrocarbures, en contradiction avec les objectifs climatiques de la France. 

L’exploitation d’hydrocarbures offshore entraîne des impacts environnementaux majeurs et souvent irréversibles. Dès les phases de recherche, les fonds marins sont dégradés, détruisant des habitats essentiels comme les récifs coralliens, les herbiers ou les mangroves. Les nuisances sonores perturbent durablement la faune marine, tandis que les pollutions chimiques s’accumulent dans les chaînes alimentaires, avec des conséquences encore mal connues pour la santé humaine. 

À ces impacts chroniques s’ajoutent des risques d’accidents majeurs, notamment les marées noires. Dans des zones exposées aux cyclones et à la sismicité, comme Mayotte, ces risques sont considérablement accrus. Les catastrophes de l’Amoco Cadiz ou de Deepwater Horizon rappellent que de tels événements ont des effets dévastateurs et durables sur les écosystèmes, les économies locales et les populations. 

Enfin, l’ouverture de nouveaux gisements d’hydrocarbures aggraverait le changement climatique, accentuant des phénomènes déjà à l’œuvre dans les Outre-mer : blanchissement des coraux, intensification des cyclones, fragilisation des littoraux. 

L’enjeu dépasse la seule question énergétique. Il concerne le modèle de développement proposé aux territoires ultramarins, la préservation des océans et la crédibilité des engagements climatiques de la France. Face à ce retour en arrière, une vigilance et une mobilisation citoyennes sont indispensables.

Avant le vote au Sénat, faisons entendre nos voix : signez cette pétition avant le 29 janvier pour dire non à l’abrogation de la loi Hulot.

Cette pétition est soutenue par Greenpeace France et le collectif Stop forage offshore.

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