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Destinataire(s) : Conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités, à l’attention de sa présidente, Valérie Pécresse

Pour que le retour du train entre Coulommiers et La Ferté-Gaucher soit remis à l’étude

Nous voulons que la possibilité de faire revenir le train entre Coulommiers et La Ferté-Gaucher soit réellement réétudiée.

Depuis les précédentes études, de nouvelles données et de nouvelles solutions techniques sont apparues. Elles méritent d’être examinées avant que l’abandon de cette liaison ferroviaire ne devienne définitif.

Nous demandons donc une nouvelle étude, indépendante et actualisée, qui permette de savoir clairement si le retour du train est aujourd’hui possible, à quelles conditions et pour quel coût.

L’objectif est simple : offrir aux habitants de la vallée du Grand Morin une véritable alternative à la voiture pour aller travailler, étudier, se soigner ou accéder aux services, tout en préservant une offre de transports collectifs adaptée au territoire.

Nous ne demandons pas que le retour du train soit décidé à l’avance. Nous demandons qu’il soit sérieusement étudié avant d’y renoncer définitivement. 

Pourquoi faut-il agir maintenant ?

 
POUR LE RETOUR DU TRAIN ENTRE COULOMMIERS ET LA FERTÉ-GAUCHER

Pour une véritable alternative à la voiture dans la vallée du Grand Morin

Nous, habitants, usagers, salariés, étudiants, familles, associations et acteurs du territoire, demandons que soit réétudiée concrètement la réouverture au transport de voyageurs de la liaison ferroviaire entre Coulommiers et La Ferté-Gaucher.

Aujourd’hui, de nombreux habitants restent fortement dépendants de la voiture et des transports routiers pour travailler, étudier, accéder aux soins, aux services ou rejoindre la ligne P. Cette situation pénalise particulièrement les jeunes, les personnes âgées et les ménages disposant de peu ou pas de solution de mobilité.

Des éléments nouveaux justifient de rouvrir le dossier

La réouverture a déjà été étudiée et avait reçu un avis défavorable d’Île-de-France Mobilités en 2022. Mais depuis, de nouveaux éléments sont disponibles.

Une étude réalisée par InfrateK, présentée en 2024 et reprise par la FNAUT, estime le potentiel de la ligne à 990 voyages par jour. Elle identifie également un potentiel pour le fret et avance un coût de réouverture d’environ 26 millions d’euros, électrification comprise. Ces données doivent être expertisées et actualisées.

La FNAUT a par ailleurs retenu Coulommiers – La Ferté-Gaucher parmi les 49 lignes prioritaires de son Plan national de réouvertures ferroviaires.

Les solutions techniques ont également évolué. Des trains légers à batteries, conçus pour circuler sur des lignes non électrifiées, sont aujourd’hui développés. Le TELLi en est un exemple. Sans préjuger du matériel qui pourrait être retenu, ces nouvelles solutions doivent faire partie des scénarios étudiés, notamment pour éviter une électrification intégrale des 18 km.

Préserver aussi les transports collectifs existants

L’avenir de la voie ferrée pose également la question de celui des dessertes par bus. En cas de fermeture définitive ou de changement de statut de l’infrastructure ferroviaire, les conséquences sur les services actuels doivent être clairement établies.

Nous voulons éviter qu'à terme, à l'exception de la ligne 17 qui relève d'une desserte distincte, l'abandon définitif du ferroviaire puisse également fragiliser certaines dessertes routières.

Ce que nous demandons

Nous demandons à Île-de-France Mobilités, à la Région Île-de-France, à l’État, à SNCF Réseau et aux collectivités concernées :

  • de rouvrir officiellement le dossier Coulommiers – La Ferté-Gaucher ;
  • d’actualiser l’étude InfrateK, l’état de l’infrastructure, les besoins de déplacement et le potentiel voyageurs et fret ;
  • de comparer plusieurs scénarios techniques et financiers, y compris avec des trains légers à batteries ;
  • de préciser les conséquences d’une fermeture définitive de la voie sur les dessertes par bus et de garantir une offre de transports collectifs adaptée au territoire ;
  • d’associer les habitants et les acteurs locaux à cette réflexion et d’en rendre les conclusions publiques.

Nous ne demandons pas une promesse. Nous demandons une étude actualisée.

Avant toute décision définitive et difficilement réversible, les nouvelles données et les nouvelles solutions disponibles doivent être sérieusement examinées.

À l’heure où nous devons réduire notre dépendance à la voiture, les territoires ruraux doivent eux aussi disposer d’alternatives crédibles pour accéder à l’emploi, aux études, aux soins et aux services.

En signant cette pétition, nous demandons que le retour du train entre Coulommiers et La Ferté-Gaucher soit officiellement remis à l’étude et que l’avenir des transports collectifs de la vallée du Grand Morin soit préservé.


Pour l’avenir de la vallée du Grand Morin, faisons entendre notre voix.
 

Île-de-France, France

Maps © Stamen; Data © OSM and contributors, ODbL

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