100 signatures atteintes
Destinataire(s) : La ville de Frontignan, la Préfecture de l’Hérault, la Préfecture Maritime de Méditerranée, l’OFB (Office Français de la Biodiversité), la DIRM Méditerranée
Redonnons vie au plateau des Aresquiers avec une aire marine vraiment protégée !
Le plateau des Aresquiers était connu pour la richesse de ses milieux. Au fil des années, il a été fortement altéré par les activités humaines. En l’espace de 40 ans, riverains, plongeurs, pécheurs de loisir... témoignent tous de l'effondrement de la biodiversité. D'un lieu qui regorgeait de vie (poissons, crustacés, mollusques...) il ne reste plus grand chose !
Pourquoi faut-il agir maintenant ?
Ce plateau rocheux de plusieurs kilomètres carrés est l’un des plus grands de l’Hérault. Il abrite un des derniers herbiers de Posidonie du Golfe du Lion qui sont indispensables dans la lutte contre le réchauffement climatique et l’effondrement du vivant. En effet, ces herbiers abritent plus de 25 % de la biodiversité de Méditerranée. De nombreux juvéniles d’espèces marines sédentaires y trouvent refuge, viennent s’y nourrir et y grossir (loup, daurade, rascasse...). Malheureusement ces herbiers ont régressé de plus de 50% au cours des dernières décennies !
De plus, tous les scientifiques, y compris les services de l’Etat, s’accordent à dire que dans les courants migratoires des espèces ce plateau rocheux est identifié comme stratégique pour leur survie, en particulier celles qui sont menacées d’extinction.
Ces caractéristiques rares font de la protection du plateau des Aresquiers une priorité pour la préservation des espèces marines de tout le Golfe du Lion.
L’intérêt de protéger ce milieu est connu depuis longtemps. La vie peut revenir si on la protège : augmentation de la densité, de la taille et de la diversité des espèces marines présentes. Il n’est pas trop tard mais il y a urgence d’agir !
Dans la région, les réserves marines protégées d’Agde et de Cerbère-Banyuls sont des exemples d'aires marines réellement protégées qui fonctionnent grâce aux moyens qui leur ont été attribués. Elles ont été mises en place grâce à une concertation avec les différents acteurs dans une volonté de réduire les impacts des activités humaines sur les habitats et les espèces.
Plusieurs études attestent des bénéfices économiques à long terme qui profitent à de nombreuses activités vectrices d’emploi autour de zones sans extraction, par effet de « débordement ». Au-delà de la biodiversité, la protection du plateau des Aresquiers participerait à la résilience du littoral, à l’attractivité durable du territoire et à la transmission d’un patrimoine naturel commun aux générations futures.
L’Etat affiche des objectifs ambitieux concernant les aires marines protégées. Pour les atteindre, des budgets dédiés doivent être alloués et des contrôles doivent garantir l’application des règlementations de protection, sans quoi celles-ci restent lettre morte. L’exemple de Palavas nous le démontre : une aire marine protégée existe mais faute de moyens de contrôle effectifs et systématiques, elle est régulièrement pillée ce qui compromet les efforts de reconstitution des populations de poissons et vide la protection réglementaire de toute efficacité.
De plus, la protection concrète de zones marines côtières nécessite une réelle volonté politique locale, qui doit se faire le relais de l’attente des usagers, associations et acteurs socio-économiques sur la préservation de leur patrimoine naturel.
En signant cette pétition montrons collectivement notre attachement à ce site en danger. Nous demandons officiellement l’ouverture immédiate d’un processus de concertation pour une aire marine véritablement protégée sur le plateau des Aresquiers, doté de moyens humains et financiers adaptés. Cette aire doit permettre de réduire l’impact des usages, notamment grâce à des aménagements spécifiques (comme des ancrages écologiques), afin de préserver les habitats tout en maintenant des activités à faible impact.
* Cette pétition est portée par un collectif de 21 associations et professionnels : d’habitants (Association des riverains de Frontignan-plage, Entre mer et étangs), d’usagers de la mer (AKLR, Aresquiers subaquatiques, CDVL34, Kayak Med, Kite-Wing-Maguelone, Muscat rames, Thau Kite Club, Tiki Center) et de protection de l’environnement (Ailerons, FNE Occitanie-Méditerranée, Greenpeace Montpellier, LPO Occitanie, Maguelone Gardiole, Nature Academy, Océan Protection France, Planet Citizen, Surf Rider Hérault, Swim4sea, Terreau de Vic)
* Cette pétition est portée par un collectif de 21 associations et professionnels : d’habitants (Association des riverains de Frontignan-plage, Entre mer et étangs), d’usagers de la mer (AKLR, Aresquiers subaquatiques, CDVL34, Kayak Med, Kite-Wing-Maguelone, Muscat rames, Thau Kite Club, Tiki Center) et de protection de l’environnement (Ailerons, FNE Occitanie-Méditerranée, Greenpeace Montpellier, LPO Occitanie, Maguelone Gardiole, Nature Academy, Océan Protection France, Planet Citizen, Surf Rider Hérault, Swim4sea, Terreau de Vic)