Coalition nationale contre les grands projets routiers
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Les risques des trois grands projets d’aménagements routiers de La Manche• Des projets inutiles au vu de l’évolution démographique • Le trafic est en stagnation depuis plusieurs années sur les axes routiers concernés1. Ce constat reflète un taux démographique négatif sur l’ensemble de la Manche. La population du département est en diminution, qui plus est sa tranche active (15-64 ans) qui a diminué de 9% entre 2008 et 20192. Cette tendance ne semble pas près de s’inverser : « Si les tendances démographiques récentes se prolongeaient, le nombre de seniors manchois progresserait de 17 % d’ici à 2030 »2. De tels projets d’infrastructures apparaissent donc totalement inadéquats au regard des évolutions démographiques à venir. 1 DDTM 50 / 2 insee.fr • Un coût financier outrancier pour le contribuable • Les coûts de ces projets sont vertigineux : plus de 96 Millions d’euros pour l’axe Saint-Lô – Coutances (estimation 2021 que l’on sait d’ores et déjà largement sous-estimée), au moins 47 Millions d’euros pour la rocade Ouest de Cherbourg (estimation 2008). Par ailleurs, 69 Millions d’euros ont déjà été investis par le conseil départemental et la région Normandie pour les contournements de Marcey-les-Grèves et Sartilly (Axe Granville-Avranches). Sans compter les coûts liés aux compensations écologiques de ces travaux, ni l’augmentation majeure du prix de l’énergie et des matières premières qui induiront automatiquement des surcoûts considérables. Comment ne pas s’indigner de ces choix d’investissement d’argent public alors que la France traverse une crise économique et énergétique majeure et que les Français sont appelés à plus de sobriété ? • Des conditions de vie dégradées pour les habitants du territoire • La circulation de véhicules à 110 km/h près d’habitations, ce sont autant de nuisances auditives, visuelles, olfactives supplémentaires pour les habitants du territoire ! Sans compter la pollution de l’air qui sera aggravée par les vitesses autorisées sur les 2x2 voies ! • Des infrastructures aggravant les conditions de circulation • Paradoxalement, la création de nouvelles routes dans un réseau routier peut réduire la performance globale de ce réseau, lorsque les entités se déplaçant choisissent leur route individuellement (Paradoxe de Braess1). Cet effet concerne l’axe Saint-Lô-Coutances par exemple, dont la construction risque de renforcer l’effet goulot d'étranglement sur les 2 giratoires situés aux 2 bouts de l'axe, mais également sur la commune de La Chapelle - Belval. Sur l’axe Granville-Avranches, on risque de la même façon de voir s’accroître l’effet entonnoir aux principales sorties de cet axe en concentrant les automobilistes qui souhaitent emprunter la route la plus efficace. Un effet totalement contre-productif et de l’argent public d’autant plus gaspillé ! • Des projets en inadéquation avec la politique nationale de revitalisation des centres villes • Le renforcement des centres villes est prôné par les programmes politiques et notamment Petites Villes de Demain. L’urbanisation le long d’un nouvel axe ne paraît ni entrer en cohérence avec cette stratégie, ni être réalisable au regard de l’enveloppe foncière restante au niveau départemental. De nombreux bourgs et petites communes situées de long des axes routiers risquent de devenir des villages dortoirs. • Une fragilisation accrue de notre agriculture • Comment ne pas s’inquiéter également pour l’agriculture de notre département, territoire productif où l’on espère pouvoir consommer toujours plus localement. Les projets routiers sont très gourmands en consommation foncière et risquent de nuire à la production agricole du département, déjà fragilisée par les aléas climatiques en hausse et la conjoncture économique. Sur l'axe Saint-Lô – Coutances par exemple, pas moins de 85 exploitations agricoles, parmi lesquelles des terres bio et AOP, risquent d’être affectées par la parcellisation et l’artificialisation des zones agricoles. Une incohérence totale vu le contexte actuel de tension pour la sécurité alimentaire de notre pays. • Une aberration environnementale, des déséquilibres écologiques aggravés • Alors que la COP 27 se tient en Egypte, comment ne pas dénoncer le non-sens écologique de ces projets ! La construction de routes supplémentaires, ce sont autant de surfaces non végétalisées qui rendent encore plus difficile la résilience de notre environnement face aux étés caniculaires. Ce sont aussi toujours plus de faune et de flore saccagées par la bétonisation, toujours plus de zones humides détruites (250 concernées sur l’axe Saint-Lô-Coutances, zones essentielles pour la reproduction des amphibiens ainsi que pour les équilibres hydrologiques). Ce sont également des cours d’eau fortement impactés par un ruissellement plus important et une diminution de la possibilité d’infiltration de l’eau de pluie par les sols. Ce sont enfin des zones boisées encore plus morcelées, tel que le bois du Mingrey, dont les chemins d'accès des grands mammifères seraient impactés et qui déserteraient ce bois qu'ils affectionnent. Le collectif D972, l'association Agissons pour le climat Granville Terre et Mer et Extinction Rébellion Sud Manche se rassemblent aujourd'hui pour pour demander une vraie concertation citoyenne et trouver des solutions alternatives !901 sur 1 000 SignaturesCréée par Philippine B.
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La Roche-sur-YonNon à la rocade Sud de La Roche-sur-YonQuartier de Saint-André d'Ornay à La Roche-sur-Yon (Vendée), la densité du trafic pose problème. Mais la rocade Sud n’est pas la solution, au contraire : elle est un problème de plus et à l’heure de l’urgence climatique une aberration écologique ! Créer cette rocade ce serait : - saccager la Vallée de l’Ornay, sa faune et sa flore, sacrifier des terres agricoles, artificialiser des sols précieux et priver de tranquillité riverains, randonneurs et promeneurs - déplacer le problème - amener à brève échéance des pressions en termes d’urbanisation de la zone. Nous demandons l’arrêt immédiat des travaux engagés, au nom de l’urgence climatique et environnementale. Nous demandons par ailleurs que soit respecté et renforcé l’arrêté municipal interdisant la traversée de Saint-André d'Ornay aux poids lourds (sauf desserte locale). Nous demandons enfin que soient engagées une vraie réflexion sur la mobilité à l’échelle de l’agglomération de La Roche-sur-Yon, en y associant les habitant·e·s. Nous n’avons pas de planète B. NON au petit contournement sud de La Roche-sur-Yon, OUI à une solution alternative efficace et durable !712 sur 800 SignaturesCréée par Collectif Sauvons la vallée L'Ornay
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Saint-PéraySaint Péray : non au projet de déviationCette déviation ne réduirait pas les bouchons (1) o Augmentation du trafic routier : construire de nouvelles infrastructures conduit à augmenter à terme le trafic routier global et les nuisances qui vont avec : bouchons, bruit, pollution de l'air o Dépendance à la voiture : Cette nouvelle route nous enfermerait dans une dépendance à la voiture alors que l'essence va coûter de plus en plus cher ! Cette déviation est incompatible avec un avenir viable pour l’humanité o Augmentation des émissions de Gaz à effets de serre : Le transport routier est le premier secteur contributeur des émissions de gaz à effet de serre du territoire à l’échelle locale de la Communauté de Commune et à l’échelle nationale o Non-respect des engagements climatiques : A l’échelle nationale ce secteur contribue largement à l’échec de la France dans le respect de ses engagements climatiques (+2,2% par rapport aux objectifs 2019 pour le transport) o Quelles études pour envisager l'avenir ? Il n’existe pas d’étude publique permettant de rendre compte des émissions polluantes générées par cette infrastructure en intégrant l’évolution à prévoir du trafic routier Cette déviation détruirait le patrimoine de notre territoire o Sécurité alimentaire : Elle réduirait notre capacité de résilience alimentaire. Le tracé passe sur la plaine fertile de Saint Peray, des terres agricoles seraient artificialisées. o Destruction du vivant : Elle contribuerait à la destruction de la biodiversité et accentuerait encore le morcellement des espaces naturels dans un contexte d'extinction massive des espèces à l'échelle mondiale. En outre, cela irait à l'encontre de l'objectif national de zéro-artificialisation nette des sols (2). Ce projet de déviation illustre un manque de démocratie locale Cette déviation n'a pas fait l'objet d'un dialogue citoyen suffisant avec les habitants : très peu de réunions publiques, des élus considérant le projet comme "acté" avant le terme des procédures légales, etc. Lors de l’enquête publique une LARGE MAJORITÉ d’avis déposés par la POPULATION LOCALE étaient défavorables au projet se déviation d'après le rapport d'enquête publique. Aidons nos élus à dire STOP à ce projet du passé, NON à une déviation incompatible avec un territoire durable et agréable à vivre pour nous et nos enfants ! Pour suivre les actualités sur cette mobilisation vous pouvez aussi rejoindre la page Facebook https://www.facebook.com/Alternatives-%C3%A0-la-d%C3%A9viation-routi%C3%A8re-de-Saint-Peray-101214461819874/ et le site internet d'ALTERRE Nous travaillons avec les associations environnementales du territoire, notamment avec Frapna Drome Nature Environnement ! Pour des détails sur le projet de tracé : https://www.alterre-asso.org/index.php/details-sur-le-projet-de-deviation-routiere/ https://www.greenvoice.fr/assets/uploads/2024/10/Plan-deviation-Saint-Peray-.png (1) Ce phénomène a été étudié par Anthony Downs en 1962 et par de nombreux universitaires après lui. Quelques articles sur ce sujet https://theconversation.com/plus-de-capacite-routiere-plus-de-trafic-il-faut-revenir-a-la-loi-fondamentale-de-la-congestion-pour-mieux-la-combattre-124836 https://repository.upenn.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1087&context=real-estate_papers https://www.numerama.com/sciences/636929-climat-il-faut-arreter-de-construire-de-nouvelles-routes.html (2) : https://www.strategie.gouv.fr/publications/objectif-zero-artificialisation-nette-leviers-proteger-sols6 478 sur 7 000 SignaturesCréée par Association ALTERRE
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GrabelsContre les projets routiers dans l'agglomération montpelliéraineLe transport routier, développé depuis près d'un siècle au détriment des autres modes de transport, a montré ses limites. Il accapare l'espace public des villes, et son impact sur l'environnement et la santé des habitants n'est plus à démontrer (entre 48 000 et 100 000 décès en France chaque année liés à la pollution de l'air). Ces projets routiers vont polluer l’air que l’on respire, l’eau que l’on boit, accroître les risques d’incendies et d’inondations. C’est-à-dire saboter nos ressources et notre capacité à faire face au changement climatique. Si ces projets se réalisent, ils permettront la bétonisation massive de cette partie encore préservée. Des projets de ZAC et une réouverture de carrière sont déjà déposés, en plus de tous ceux qui viendront une fois que ces routes seront construites. Montpellier, qui dépasse les seuils réglementaires de polluants définis par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), est toujours dans l'inertie de l'ancien monde. - Le contournement ouest (COM) estimé à 354 millions d'euros, est un Projet d’Envergure Nationale et Européenne (PENE), porté par les services de l’État. A ce titre, il échappe aux contraintes de la loi sur la ZAN (Zéro Artificialisation Nette). Confiés pour sa réalisation au groupe Vinci Autoroutes, ses travaux pourraient démarrer en 2025. Cette véritable autoroute traversant une ZFE (Zone à Faible Emission) détruirait 25 hectares de terres agricoles et impacterait la ripisylve de la Mosson avec un énorme viaduc la franchissant. Elle offrirait aux camions traversant la France de Nord au Sud un véritable couloir de 6 km entre l’A750 et l’A9 via l’A709, ce qui augmenterait encore les émissions de GES. Plusieurs recours juridiques sont en cours : la Déclaration d’Utilité Publique est contestée devant la Cour d’Appel Administrative de Toulouse ; le financement est remis en cause devant le Conseil d’État, qui a déjà annulé une première tentative en juillet 2023. - La Liaison d’Evitement Nord de Montpellier (LIEN) qui doit connecter l’A750 avec l’A9 a été estimée à 93,5 millions d'euros en 2014. Les travaux ont démarré en 2020 malgré l’avis de la mission environnementale et malgré de nombreux recours juridiques. Le Département de l’Hérault, maître d’œuvre du chantier, massacre 136 espèces protégées, 80 hectares de zones naturelles, dont celle de Bel-Air, qui est le réservoir de biodiversité le plus riche de la métropole. Les impacts négatifs affectent aussi l’eau et l’air (pollution et émission de GES). Cette route conçue dans les années 1980 va à l’encontre des enjeux de transition écologique. Aucune alternative au routier n’est proposée. Une première DUP a été annulée en 2013 et les recours juridiques sur les espèces protégées se poursuivent en 2024 au Conseil d’Etat et au Tribunal Administratif de Toulouse. Ces projets s’inscrivent dans un grand schéma logistique routier européen reliant les ports de la Mer du Nord à l’arc méditerranéen via le centre de la France. En raccordant les deux autoroutes A750 et A9, ils feront sauter un chaînon manquant et créeront un couloir facilitant le passage de camions de plus en plus nombreux vers les ZAC et les entrepôts type Amazon. Encore des projets qui encouragent le fret par la route ! Nous ne pouvons pas revenir en arrière, nous devons agir maintenant pour bloquer les travaux actuels et à venir et protéger notre environnement ! Campagne soutenue par Le collectif Sos Oulala, AutreCOM, Greenpeace Montpellier, XR Montpellier, ANV COP21 Montpellier.3 364 sur 4 000 SignaturesCréée par SOS OULALA ..
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AnnecyNon à l’autoroute urbaine de l’avenue d’Aix-les-Bains à SeynodSi on veut sortir de la logique du tout-voiture à Annecy, l’abandon de ce projet sous sa forme actuelle est essentiel. Avec le Pôle métropolitain Annecy-Chambéry, on peut s’attendre à une augmentation importante des échanges entre les deux villes et donc du trafic routier sur cette entrée d’Annecy, comme on peut s’attendre à ce que les véhicules de livraison des prestataires d’Amazon soient tentés de passer par là pour réduire les temps de parcours, sans oublier un trafic induit important que provoquera inéluctablement le doublement des voies. A noter que le tunnel sous le Semnoz serait venu également gonfler le trafic routier. L’abandon récent du projet est une raison de plus de demander la révision du projet de réaménagement de l’avenue d’Aix-les-Bains. Mais ne nous réjouissons pas trop vite, l’été 2020 a été marqué par des bouchons record autour du lac d’Annecy, dixit la présidente de l’agglomération du Grand Annecy, Frédérique Lardet, et ce serpent de mer peut ressortir un jour si le trafic routier continue d’exploser ainsi dans le bassin annécien. On doit aussi se mobiliser pour la préservation du cadre de vie et de la santé des habitants de Seynod où se concentrent déjà de trop nombreux axes routiers. On ne peut pas se satisfaire de se soucier à Annecy uniquement des bords du lac. L’enquête publique menée pour le projet LOLA (Liaison Ouest du Lac d’Annecy avec le tunnel sous le Semnoz) est à ce titre révélatrice de ce manque d’équité entre les différents quartiers d’Annecy et du Grand Annecy. L’étude d’impact s’est limitée aux deux rives du lac et a totalement ignoré l’autre côté du tunnel avec pourtant un trafic attendu de 25 000 véhicules supplémentaires par jour. Dans ce souci d’équité, le projet de réaménagement de l’avenue d’Aix-les-Bains doit faire l’objet lui aussi d’une enquête publique. Soutiens : Groupe local Greenpeace d'Annecy Le collectif Moins d'Autos Plus de Vélos à Annecy est récent et ne demande qu'à grandir. Il est ouvert à tout citoyen souhaitant s'investir dans cette mobilisation. Le soutien d'associations ou de collectifs est également le bienvenu. N'hésitez pas à nous contacter à [email protected] .491 sur 500 SignaturesCréée par Moins d'autos plus de Vélos à Annecy


