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Vitry-sur-SeineNon au projet de data center à Vitry sur SeineLe 4 juin 2025, EG Retail France, propriétaire du dépôt pétrolier a signé une promesse de vente avec Brownfields, spécialiste des reconversions de sites industriels, pour y construire un data center. Mise en service prévue : 2028. Cette opération a ouvert la voie au démantèlement de l’infrastructure classée SEVESO et s’accompagne d’une promesse de dépollution du site. Cependant, les habitant.e.s ne sont pas informé.e.s de ce qui a été contractualisé en la matière et qui est réellement accompli. Un projet aux multiples impacts néfastes Les data centers sont parmi les infrastructures les plus énergivores qui existent. Ce projet est incompatible avec les enjeux environnementaux et la qualité de vie dans notre quartier. Il nécessitera : • Des millions de litres d'eau pour refroidir les serveurs, détournés d’un usage pour le bien commun • Une consommation électrique colossale, alors qu'on nous demande à toutes et tous de faire preuve de sobriété. Quels usages de l’électricité seront priorisés lorsque la situation sera tendue ? • Du bruit et beaucoup de chaleur, des nuisances quotidiennes pour les riverains, dans une zone déjà artificialisée. Dans la continuité des pratiques coloniales Le dépôt pétrolier des Ardoines devait partir, il a stocké le pétrole extrait grâce à l’ordre colonial. Bon débarras. Mais nous ne voulons pas que le site garde la même logique. Or un datacenter c'est un énorme entrepôt rempli de disques durs et des millions de composants informatiques. Que contiennent-ils? Des terres rares, du cuivre. Ses ressources naturelles se retrouvent en grande quantité au Congo, à la frontière avec le Rwanda. Des milices y contrôlent les mines où travaillent des enfants. Leur occupation et leurs crimes sont depuis plus de 30 ans le cœur battant des nouvelles technologies. Les composantes des datacenter sont loin d'être virtuelles et le datacenter de Vitry va encore aggraver le massacre de populations en Afrique centrale et l'écocide qui l'accompagne. Le projet est d'autant plus grave dans notre ville où la solidarité envers les peuples opprimés est une valeur centrale, alors que le techno-fascisme s'appuie sur l'économie des datacenter, de l'IA et de l'extraction coloniale de matières premières critiques pour avancer son agenda suprémaciste. Refuser le datacenter est pour nous un acte écologique, décolonial et de résistance. Des promesses d’emplois irréalistes Ce projet créerait de l’emploi pour alimenter l’objectif de 20 000 nouveaux emplois dans la zone des Ardoines (Communication de la commune). C’est une promesse courante pour justifier de tels projets, et pourtant : • Les emplois permanents sont très peu nombreux : même les plus grands data centers tournent avec moins de 150 salarié.es permanent.es, parfois seulement 25. • La majorité des postes créés sont temporaires. Ils sont surtout liés à la construction de l’infrastructure. • Les postes qualifiés sont rarement pourvus localement. En Seine-Saint-Denis par exemple, région pionnière en data centers, on compte seulement 500 emplois directs pour 16 centres en activité (Mediapart). Ce projet privé, dont les bénéficiaires avancent masqués, n'est pas, contrairement à ce que laisse entendre la municipalité, un serveur pour sécuriser des données indispensables à la vie publique dans un but de souveraineté nationale. On peut aisément supposer, faute d’avoir l’assurance contraire, que les serveurs permettront de stocker les données utiles à l’intelligence artificielle générative. Aujourd’hui de nombreuses communautés de chercheurs, journalistes, auteurs, professions intellectuelles et politiques mettent en garde sur la fuite en avant d’un développement non maîtrisé de l’IA. Ce data center étant un projet privé, l’opacité sur la provenance de ces données ou sur leur usage sera complète. Rien n'autorise les citoyen.nes de Vitry ou d’ailleurs d’imposer des critères éthiques pour empêcher des pratiques contraires aux libertés individuelles, au droit d’auteur, ou tout simplement au droit commun. Un déni de démocratie Nous dénonçons le manque de transparence et de démocratie autour de ce projet. Dans notre quartier, les nouveaux projets industriels néfastes tombent coup sur coup, sans aucune concertation : l’incinérateur, puis le data center. Il existe déjà deux data centers à Vitry-sur-Seine, opérés par Opcore, dont l’un se situe à moins de 2km du site des Ardoines. Dans l’immédiat nous demandons : • La suspension immédiate du projet y compris des aménagements liés votés en conseil municipal, le temps d'organiser une vraie concertation publique ; • La transparence totale sur le projet : capacité prévue, opérateur, études d'impact environnemental ; • Un débat public avec les habitant.es pour décider ensemble de l'avenir de la zone des Ardoines. Vitry-sur-Seine n'est pas un territoire servant. C'est notre ville et nous avons notre mot à dire. Signez et partagez ! Collectif Black Out IA Aurélie et Nathan199 sur 200 SignaturesCréée par Collectif Black Out IA
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ÉtrechetNon au méga centre de données de Google à Châteauroux !À Étrechet, la filiale de Google Tricolore Computing compte acheter 195 hectares de terres agricoles reclassifiées en zone d’activités (ZAC) en 2009 pour y installer un des centres de données les plus importants d’Europe, avec le soutien de la Métropole de Châteauroux. Or ce projet gigantesque qui avance masqué aurait un impact durable sur notre territoire et sur la société dans son ensemble. Google à Ozans, une consommation d’électricité gargantuesque → D’une puissance de 500 Mégawatts, cette infrastructure numérique absorberait à elle seule la totale consommation électrique du département de l’Indre. → Son approvisionnement nécessiterait la mise en place d’une nouvelle ligne à Très Haute Tension de 400 000 volts traversant les départements de l’Indre et du Cher, et ne peut être sans lien avec les 4.000 hectares de panneaux photovoltaïques sur terres agricoles à l’étude dans le département. → Classés parmi les Projets d’Intérêt National Majeur, les grands centres de données sont prioritaires concernant l’accès à l’eau et à l’électricité. L’implantation de Google à Ozans risque ainsi de limiter drastiquement l’accès à ces ressources pour les autres usagers en cas de crise d’approvisionnement. Un mirage économique pour un désert écologique Cette infrastructure comprend des risques majeurs pour le territoire : → La surchauffe des systèmes informatiques engendrerait une augmentation globale des températures comprise entre 2°C et 9°C dans un rayon de 10 kilomètres, affectant la population (multiplication des canicules et des nuits chaudes) mais également la faune, la flore et la production agricole. → Ce complexe consommera pour son refroidissement des centaines de tonnes de fluides réfrigérants, impliquant la pollution significative de l’air (gaz à effet de serre) et des sols par le biais de fuites de polluants éternels (PFAS). → Les dizaines de groupes électrogènes géants et de conteneurs de batteries, nécessaires en cas de coupure du réseau, en font des lieux particulièrement sensibles aux incendies, et une cible militaire de choix dans un contexte où les infrastructures numériques représentent un intérêt stratégique majeur. Face à ces dangers réels, on argue de la création d’emplois, mais les centres de données ne créent qu’un emploi par hectare en moyenne en France (ce qui ferait autour de 200 pour Ozans), ce qui est médiocre comparé aux autres activités industrielles et artisanales. La course à l’IA, une accélération dans le mur → Alors que la « transition numérique » démontre chaque jour ses effets nocifs sur l’environnement, les relations humaines, la vie démocratique et les libertés individuelles, ce type de projet fait courir le risque d’un développement incontrôlé de l’Intelligence Artificielle générative, et avec elle, à la destruction de millions d’emplois. → Loin de contribuer à la souveraineté numérique de la France, confier ce projet à Google revient à se soumettre à l’hégémonie américaine (sous le coup du Cloud Act, les entreprises états-uniennes ont l’obligation de mettre à disposition du gouvernement américain l’ensemble de leurs données). → Face aux dangers tant humains qu’environnementaux, et alors que de nombreux chercheurs appellent à réguler les IA génératives, le principe de précaution commande aux responsables politique de faire preuve de prudence et non pas de précipiter notre société dans un état de dépendance vis-à-vis d’une nouvelle technologie polluante et aliénante. Agissons maintenant : « Pas un hectare pour Google, ni à Ozans, ni ailleurs ! » → Alors que les grands projets (et leurs contestations) se multiplient en France (Campus IA à Fouju, agglomération marseillaise...), il est urgent d’interroger les risques qu’ils font peser sur notre qualité de vie, notre souveraineté et l’accès de tous aux ressources essentielles. → Dans un contexte d’offensive technologique et idéologique de multinationales américaines telles que Palantir, qui ne cachent plus leurs projets de domination, il est plus que jamais vital pour l’Europe de développer un contre-modèle démocratique des usages du numérique qui défende une souveraineté réelle. → À l'heure où la souveraineté alimentaire est un enjeu essentiel, ces 195 hectares de bonnes terres agricoles, plutôt que d’être artificialisées, pourraient être redirigées vers une production d'alimentation locale pour les écoles, les hôpitaux et les habitants de la métropole, pourvoyant des emplois dignes et pérennes. Liens : Articles de l'Observatoire des multinationales : -https://multinationales.org/fr/enquetes/profits-et-pertes-derriere-le-boom-des-datacenters-en-france/datacenter-de-google-a-chateauroux-vers-une-enquete-publique-sur-fond-de-secret (mai 2026) -https://multinationales.org/fr/enquetes/profits-et-pertes-derriere-le-boom-des-datacenters-en-france/a-chateauroux-google-avance-masque-les-dessous-d-un-projet-de-data-center-xxl (mars 2026) Article de Bon Pote sur le coût environnemental de l'Intelligence Artificielle : -https://bonpote.com/intelligence-artificielle-le-vrai-cout-environnemental-de-la-course-a-lia/ (septembre 2025) Vidéo de l'Humanité sur les ambitions de Palantir : -https://www.humanite.fr/monde/elon-musk/la-republique-technologique-comment-palantir-veut-soumettre-le-monde (26 minutes) Demande de moratoire sur les gros centres de données : -https://www.laquadrature.net/moratoire-data-centers/ (avril 2025) Qui sommes-nous ? Ozans dire non ! est un collectif de citoyens et de citoyennes opposés à l'implantation d'un méga centre de données Google à Ozans. Pour nous rejoindre et avoir plus d'informations : https://ozansdirenon.fr/ (site en construction) ou [email protected] Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=61590940058502 Instagram : https://www.instagram.com/ozansdirenon?igsh=MWhzcGE5NKWk1MQ10 643 sur 15 000 SignaturesCréée par Collectif Ozans dire non !.
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FoujuNon au projet de DataCenter de Fouju (77) !C’est le plus grand projet de Datacenter actuel en Europe, il est dédié en intégralité au développement de l’IA générative et consommerait la production entière d’une centrale nucléaire (1 200 MW), il est porté par un fonds d’investissement des Emirats Arabes Unis dans une commune rurale francilienne … et pourtant, il est probable que vous n’en ayez jamais entendu parler ! Car ce projet pharaonique doit voir le jour à Fouju, un village paisible de 600 âmes situé au milieu d’un vaste plateau agricole de Seine-et-Marne (77). Alors que l’enquête publique relative au projet est est terminée, de nombreuses zones d’ombre demeurent sur ce projet et ses incidences environnementales, sanitaires, économiques, sociales et énergétiques. En signant cette pétition, aidez-nous à offrir à ce projet l’attention nationale qu’il mérite. Car il s’agit du plus grand projet industriel de notre ère, qu’il engloutira l’équivalant de la production électrique d’un réacteur nucléaire EPR et que sa construction renverrait aux investisseurs du monde entier le message suivant : la France est le hub européen du stockage de données, tout y est possible. La lutte contre l’émergence des datacenter et de l’IA en Europe ne peut donc faire l’économie d’une mobilisation contre ce cheval de Troie de l’économie numérique : le projet CAMPUS IA. Dix raisons (parmi d’autres) de lutter contre le projet Campus IA à Fouju 1. 🌾Destruction de terres agricoles de bonne qualité : 90 ha impactés au total (125 terrains de foot), dont 70 seront artificialisés. Ce projet sera donc le plus impactant de la région pour les terres agricoles, alors même qu’il n’a pas été planifié comme tel par le Schéma directeur de la région, qui prescrit au contraire d’utiliser en priorité des friches industrielles. 2. 💵Gigantisme du projet : c’est le plus grand d’Europe avec 11 datacenters et 50 Mds€ investis par un consortium international (Emirats Arabes Unis, Etats-Unis, France). 11 datacenters différents à alimenter, refroidir et construire (gabegie d'hydrocarbures et de ressources minières au coût humain indécent). Ce projet ne garantit aucunement la « souveraineté numérique » française : opérateurs et clients nomades internationaux, dépendance aux réseaux internationaux de transferts des donnés (câbles sous-marins, satellites), inféodation au Cloud Act américain. 3. ⚡Consommation électrique hors-norme : puissance de raccordement HT 1400 MW (par comparaison, l’EPR de Flamanville – la plus importante centrale nucléaire française - produit 1700 MW). Ainsi, le projet consommerait en une demie-journée autant d’électricité que toute la commune de Fouju en 1 an, et 10 000 GWh dʼélectricité consommés chaque année, soit 17% de la consommation actuelle de lʼÎle-de-France. De nombreuses zones d’ombre entourent l’impact du projet en terme de champs électro-magnétique. 4. 🥵Dégagement de chaleur et gaspillage énergétique. Gigantesque chaleur fatale produite par les équipements DC, évacuée par ventilation, et donc inutilisable ! Équivalant au chauffage utile pour 200 000 logements, aucune solution de captation de la chaleur fatale n'est proposée. Risque de création d’îlots de chaleur de 1 à 10 km autour du site et hausse de 2°C à proximité du site ! En l’état, ce projet n’est pas compatible avec les orientations du Schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE). 5. ☣️Des fuites de PFAS inévitables. Du fait du choix (énergivore) du refroidissement par air, installation de près de 700 groupes froids (ventilation) sur les toitures, susceptibles d’entraîner entre autres des risques sanitaires, le système réfrigérant choisi utilisera annuellement 514,3 tonnes de fluides réfrigérants constitutifs de PFAS, dont il est prévu que 15 tonnes fuitent chaque année. 6. 😷Pollution atmosphérique. PFAS dans les fluides réfrigérants, dépassement des nomes OMS de particules fines, en mode maintenance ou urgence du site, bilan global d’émission de gaz à effet de serre induits par le site non étudié : Rapportées à l’année, les émissions mesurées correspondent au double des émissions de la Communauté de communes du territoire. C’est toute la trajectoire de réduction du territoire qui est ici aussi inversée. 7. 🔥Consommation de fioul. 613 groupes électrogènes de secours en cas de panne électrique, testés chaque mois. Plus de 30 000 tonnes de fioul HVO (carburant huile végétale importé), stockées dans 216 cuves enterrées et 613 cuves aériennes, présentant des risques d'incendie élevés. 8. 🔊Nuisances sonores. On peut douter de l’efficacité des mesures prévues de réduction sonore des principales sources de bruit du site (groupes froids, groupes électrogènes, centrale de traitement d’air, transformateurs, sous-station électrique), auxquelles s’ajoutent les nuisances sonores et encombrement du trafic routier (cumulées avec le projet voisin de prison), en l’absence de réseau de transports en commun. 9. 🐦Mépris de l'écosystème et de la biodiversité. Ce projet participe grandement au dérèglement cumulé de l’écosystème local de la faune et du réseau hydrique, supprimant, coupant les corridors écologiques et la configuration des rus. Autant d’enjeux qui ne sont pas pris en compte dans les mesures destinées à éviter réduire et compenser (ERC) les atteintes à la biodiversité dans la mesure où le projet fait l’économie d’une dérogation espèces protégées (le projet impacte pourtant de nombreuses espèces à forts enjeux de conservation, dont 61 espèces d’oiseaux, 2 espèces d’amphibiens, 9 de chauves-souris, 140 espèces botaniques). Les mesures ERC sont extrêmement faibles au regard des 70 ha d'espaces naturels à détruire. 10. 🗣️Projet imposé, déni de démocratie. L'urgence imposée par ce projet qui, malgré sa primeur, bénéficie de l'ensemble des procédures allégées que l'Etat a récemment introduites pour favoriser l'économie numérique : projet arrêté en mai 2025 au sommet "Choose France", procédure fast track pour le raccordement électrique, enquête publique d'1 mois sans réunion publique, Projet d'intérêt national majeur, déclaration de projet pour soumettre les règles d'urbanisme locales, contentieux simplifié .... Bien que le porteur de projet tente d’utiliser toutes les procédures accélérées afin de faire passer le projet en force, notre opposition ne fait qu’émerger. Rendez-vous sur cette page pour être au courant des suites de l’enquête publique et des recours juridiques éventuels !44 382 sur 45 000 SignaturesCréée par FNE Île-de-France
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Romans-sur-IsèreNON au Data Center de Rovaltain !Nos demandes : • L'annulation du permis de construire délivré le 18 décembre 2025 (un recours au Tribunal Administratif de Grenoble a été lancé depuis le 18 février 2026) • L’engagement de Valence Romans Agglo dans une politique d’adaptation et d’atténuation des effets des changements climatiques ambitieuse qui exclut tout projet de Data Center sur le territoire via son Plan Climat Air Energie Territoire 2026-2030 • Un moratoire contre les gros Data Centers au niveau national Le combat citoyen qui s’engage risque d’être long et coûteux. Une cagnotte en ligne est ouverte pour financer les analyses, les expertises juridiques, et toutes les actions nécessaires pour faire entendre votre voix : https://www.helloasso.com/associations/les-amis-de-la-terre-drome/formulaires/5 Enjeux et impacts du projet de Data Center à Rovaltain 1. Faux semblants sur les deniers publics et mythe de l’emploi Bien que le projet soit présenté comme entièrement privé, il bénéficie d’investissements publics. Le bâtiment a été financé sur fonds publics à hauteur de 51 millions d’euros en 2016, avant d’être revendu pour 20 millions en 2021 à l’institut Mérieux (pour des productions de vaccins qui n’ont jamais vu le jour). Qui bénéficie des 31 millions disparus ? La desserte du site, la ligne très haute tension nécessaire à son alimentation en électricité, les infrastructures éventuellement destinées à distribuer aux entreprises voisines la chaleur produite par le refroidissement des processeurs seront financées par la collectivité. Nicolas Daragon (maire de Valence et président de l’agglo), promet que le projet créera localement jusqu'à 800 emplois directs et indirects… Le dossier associé au permis de construire n'évoque pourtant que 10 à 15 emplois créés ! Personne ne verra jamais les 800 emplois. Au-delà de ces illusions, entre 17% et 30% des tâches professionnelles actuelles pourraient être automatisées par l’IA, affectant un grand nombre de secteurs. L’IA pourrait entraîner un chômage de masse, laissant de nombreuses personnes sans emploi. 2. L’IA, un monde opaque et insatiable Créée en 2021, la société Sesterce Group a démarré dans le minage de cryptomonnaies avant de se diversifier sur le marché de l’intelligence artificielle. On recense déjà 350 Data Centers en France, plus une cinquantaine en cours de déploiement. En Rhône-Alpes, des projets sont également en cours à Villefontaine et à Eybens (proche de Grenoble). Le déploiement du projet de Data Center à Rovaltain est pour le moment prévu en deux phases : 40MW dans les bâtiments existants puis doublement pour atteindre 80MW sur les terrains agricoles attenant d’ici fin 2027. Mais le projet Sesterce s’inscrit aussi dans un plan d’investissement d’envergure nationale de 20 milliards d’euros visant d’ici 2030 la mise en place de 2GW (2 000 MW) d’infrastructures de calcul IA en France, répartis entre Rovaltain, Gardanne et un site dans le Grand Est. Pour Rovaltain, le coût annoncé est de 1,8 milliard d’euros financés par des investisseurs privés... de provenance inconnue à ce jour. 3. Souveraineté illusoire et tensions géopolitiques Aggravation de l’extractivisme, finitude des ressources minières, montée des tensions géopolitiques : la souveraineté en matière d’IA qu’invoquent les promoteurs du projet est un mythe. L’électricité « décarbonée » qui doit alimenter ces sites provient de la filière nucléaire exploitant l’uranium du Niger et du Kazakhstan. Fabriqués avec des minerais rares dont l’exploitation (au Congo ou en Birmanie, entre autres) est prédatrice, écocidaire et souvent source de conflits armés, les milliers de GPU (processeurs graphiques dans lesquels les calculs numériques ont lieu) utilisés dans les Data Centers sont commercialisés par la société états-unienne Nvidia. Or le droit états-unien (auquel est soumise toute société basée aux USA) oblige à fournir les données demandées par un juge états-unien, même si elles sont stockées à l’étranger. 4. Changements climatiques et consommation énergétique La consommation énergétique prévue pour le Data Center est alarmante, elle pourrait représenter la consommation de 90 000 personnes. Une telle demande n’est pas compatible avec les enjeux de décarbonation, de préservation de la biodiversité, de réduction des consommations et d’adaptation aux changements climatiques. Il en résultera des tensions sur les usages et la disponibilité du réseau électrique, comme on l’observe déjà dans plusieurs pays. Les Data Centers créent des îlots de chaleur qui aggravent canicules et sécheresses (déjà très présentes dans notre région). De plus, les pics de pollution à l’ozone, déjà fréquents, s’aggraveront avec l’augmentation des températures, aggravant les enjeux sanitaires liés à l’asthme et aux allergies renforcés par ce sensibilisant respiratoire. Sans parler du renouvellement frénétique du matériel informatique, de la production massive de déchets toxiques, du bruit pour les riverains, ou des effets sur la santé publique (physique et mentale) qu'entraînent les usages galopants de l’intelligence artificielle. Conclusion Le projet de Data Center à Rovaltain (comme tous les autres !) n’est pas soutenable face aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux actuels. Ses conséquences sur la consommation d’énergie, la santé publique, l’emploi et l’accès aux ressources équitable ne peuvent être ignorées. Il est donc urgent de s’opposer à une telle implantation pour protéger nos territoires et pour un avenir durable. Qui sommes-nous ? À la suite de l’alerte lancée par le groupe local des Soulèvements de la Terre, le collectif citoyen « AssezDC Rovaltain » s’est constitué autour de riverain.es du projet et d’habitant·es de l’agglomération Valence-Romans, et avec le soutien de nombreuses associations (Les Amis de la Terre Drôme, ATTAC Romans, Stop Linky 5G, Arrêt du Nucléaire Drôme-Ardèche, L’Atelier Paysan, etc.). En tant que parties prenantes de ce territoire et de son devenir, nous tenons à faire entendre nos voix. Pour nous soutenir : https://www.helloasso.com/associations/les-amis-de-la-terre-drome/formulaires/53 301 sur 4 000 SignaturesCréée par Les Amis de la Terre Drôme
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EybensSupercalculateur pour l'IA à Eybens : on arrête et on réfléchitDataOne consommera beaucoup d’électricité et produira beaucoup de chaleur. Le data center consommera aussi un volume d’eau non négligeable, nécessaire à son refroidissement. La métropole de Grenoble n’est pas épargnée par les vagues de chaleur et les restrictions d’eau en période de sécheresse. Il nous semble important de ne pas aggraver la situation. Par ailleurs, ce projet se situe dans le cadre d’un développement rapide et non concerté de l’intelligence artificielle. Les besoins en énergie et en matériaux du secteur numérique augmentent très fortement. La croissance actuelle de ce secteur a des impacts sociaux et environnementaux insoutenables [5]. Nos demandes : · Un moratoire sur le projet : pas d’extension de la puissance au-delà de 15 MW · Des études d’impact sur le devenir de la chaleur et sur la consommation d’eau · Une réflexion sur l’aménagement du territoire par rapport aux besoins concurrents en électricité, au niveau des communes et de la métropole, voire du département, dans le cadre de la transition vers une économie sobre et bas carbone · Les citoyen-ne-s doivent être informé-es et consulté-es Organisations signataires : ADES, Alternatiba/ANVCOP21 Grenoble, Attac Isère, CGT Culture-Spectacle Isère, Extinction Rébellion Grenoble, FNE Isère, FSU Isère, Greenpeace Grenoble, Les Amis de la Terre Savoie, Les Écologistes Isère, Nos Voisins Lointains 3.11, NPA - L’Anticapitaliste Isère, PCOF Isère, Scientifiques en Rébellion Grenoble, Solidaires Isère, Sortir du Nucléaire Bugey, Sortir du Nucléaire Isère. DataOne développe un autre supercalculateur à Villefontaine, près de Lyon, contre lequel il existe aussi une pétition. Nous vous invitons à la signer : https://www.change.org/p/stop-au-projet-du-data-center-de-1gw-à-villefontaine Sources : [1] https://c.ledauphine.com/economie/2025/02/11/ia-les-plus-grands-supercalculateurs-d-europe-vont-etre-iserois [2] https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/06/01/data-centers-et-intelligence-artificielle-la-course-au-gigantisme_6609751_3234.html [3] https://www.ecoflow.com/fr/blog/1-mw-alimente-combien-de-foyers [4] https://odre.opendatasoft.com/explore/dataset/eco2mix-metropoles-tr/analyze/ [5] https://bonpote.com/intelligence-artificielle-le-vrai-cout-environnemental-de-la-course-a-lia/6 983 sur 7 000 SignaturesCréée par Stop Data One



