100 signatures atteintes
Destinataire(s) : Élus de Valence Romans Agglo
NON au Data Center de Rovaltain !
Un supercalculateur dédié à l’IA à Rovaltain ? Pourquoi, par et pour qui, comment et à quels prix (économique, sanitaire, environnemental, etc.) : une foule de questions restent à ce jour sans réponse acceptable, sur le contexte, les enjeux et les failles d’un projet discret, aussi pharaonique qu’inquiétant. Parce qu’il est urgent de se réapproprier collectivement notre avenir, un recours a été déposé au tribunal administratif de Grenoble le 18 février 2026.
Le 18 décembre 2025, la mairie d’Alixan (Drôme, entre Valence et Romans) a très discrètement accordé au groupe Sesterce un permis de construire pour la création, sur l’«écosite» de Rovaltain, d’un supercalculateur dédié à l’Intelligence artificielle (IA). Celui-ci devrait à terme être le plus grand Data Center dédié à l’IA en France, voire en Europe. Un projet ambitieux, mais opaque, qui présente d’ores et déjà un certain nombre d’irrégularités et pose de nombreuses questions.
Problématique, voire insoutenable aux plans économique, sanitaire, environnemental, ce projet développe surtout, très concrètement, chimères technologiques, mirages démocratiques et désastres écologiques. Son développement à marche forcée doit impérativement faire l’objet d’un examen public, citoyen, éclairé, de ses enjeux, objectifs et alternatives, sur la base des besoins réels de la population. Le dépôt d’un recours au tribunal administratif de Grenoble est une étape clé sur la voie d’une réappropriation citoyenne de ce dossier complexe.
Le 18 décembre 2025, la mairie d’Alixan (Drôme, entre Valence et Romans) a très discrètement accordé au groupe Sesterce un permis de construire pour la création, sur l’«écosite» de Rovaltain, d’un supercalculateur dédié à l’Intelligence artificielle (IA). Celui-ci devrait à terme être le plus grand Data Center dédié à l’IA en France, voire en Europe. Un projet ambitieux, mais opaque, qui présente d’ores et déjà un certain nombre d’irrégularités et pose de nombreuses questions.
Problématique, voire insoutenable aux plans économique, sanitaire, environnemental, ce projet développe surtout, très concrètement, chimères technologiques, mirages démocratiques et désastres écologiques. Son développement à marche forcée doit impérativement faire l’objet d’un examen public, citoyen, éclairé, de ses enjeux, objectifs et alternatives, sur la base des besoins réels de la population. Le dépôt d’un recours au tribunal administratif de Grenoble est une étape clé sur la voie d’une réappropriation citoyenne de ce dossier complexe.
Pourquoi faut-il agir maintenant ?
Nos demandes :
- L'annulation du permis de construire délivré le 18 décembre 2025 (un recours au Tribunal Administratif de Grenoble a été lancé depuis le 18 février 2026)
- L’engagement de Valence Romans Agglo dans une politique d’adaptation et d’atténuation des effets des changements climatiques ambitieuse qui exclut tout projet de Data Center sur le territoire via son Plan Climat Air Energie Territoire 2026-2030
- Un moratoire contre les gros Data Centers au niveau national
Le combat citoyen qui s’engage risque d’être long et coûteux. Une cagnotte en ligne est ouverte pour financer les analyses, les expertises juridiques, et toutes les actions nécessaires pour faire entendre votre voix : https://www.helloasso.com/associations/les-amis-de-la-terre-drome/formulaires/5
Enjeux et impacts du projet de Data Center à Rovaltain
1. Faux semblants sur les deniers publics et mythe de l’emploi
Bien que le projet soit présenté comme entièrement privé, il bénéficie d’investissements publics. Le bâtiment a été financé sur fonds publics à hauteur de 51 millions d’euros en 2016, avant d’être revendu pour 20 millions en 2021 à l’institut Mérieux (pour des productions de vaccins qui n’ont jamais vu le jour). Qui bénéficie des 31 millions disparus ?
Bien que le projet soit présenté comme entièrement privé, il bénéficie d’investissements publics. Le bâtiment a été financé sur fonds publics à hauteur de 51 millions d’euros en 2016, avant d’être revendu pour 20 millions en 2021 à l’institut Mérieux (pour des productions de vaccins qui n’ont jamais vu le jour). Qui bénéficie des 31 millions disparus ?
La desserte du site, la ligne très haute tension nécessaire à son alimentation en électricité, les infrastructures éventuellement destinées à distribuer aux entreprises voisines la chaleur produite par le refroidissement des processeurs seront financées par la collectivité.
Nicolas Daragon (maire de Valence et président de l’agglo), promet que le projet créera localement jusqu'à 800 emplois directs et indirects… Le dossier associé au permis de construire n'évoque pourtant que 10 à 15 emplois créés ! Personne ne verra jamais les 800 emplois.
Au-delà de ces illusions, entre 17% et 30% des tâches professionnelles actuelles pourraient être automatisées par l’IA, affectant un grand nombre de secteurs. L’IA pourrait entraîner un chômage de masse, laissant de nombreuses personnes sans emploi.
2. L’IA, un monde opaque et insatiable
Créée en 2021, la société Sesterce Group a démarré dans le minage de cryptomonnaies avant de se diversifier sur le marché de l’intelligence artificielle. Elle est aujourd’hui en redressement judiciaire (tribunal des activités économiques de Marseille, 5 février 2026)… mais le projet continue !
Créée en 2021, la société Sesterce Group a démarré dans le minage de cryptomonnaies avant de se diversifier sur le marché de l’intelligence artificielle. Elle est aujourd’hui en redressement judiciaire (tribunal des activités économiques de Marseille, 5 février 2026)… mais le projet continue !
On recense déjà 350 Data Centers en France, plus une cinquantaine en cours de déploiement. En Rhône-Alpes, des projets sont également en cours à Villefontaine et à Eybens (proche de Grenoble). Le déploiement du projet de Data Center à Rovaltain est pour le moment prévu en deux phases : 40MW dans les bâtiments existants puis doublement pour atteindre 80MW sur les terrains agricoles attenant d’ici fin 2027. Mais le projet Sesterce s’inscrit aussi dans un plan d’investissement d’envergure nationale de 20 milliards d’euros visant d’ici 2030 la mise en place de 2GW (2 000 MW) d’infrastructures de calcul IA en France, répartis entre Rovaltain, Gardanne et un site dans le Grand Est.
Pour Rovaltain, le coût annoncé est de 1,8 milliard d’euros financés par des investisseurs privés... de provenance inconnue à ce jour.
3. Souveraineté illusoire et tensions géopolitiques
Aggravation de l’extractivisme, finitude des ressources minières, montée des tensions géopolitiques : la souveraineté en matière d’IA qu’invoquent les promoteurs du projet est un mythe. L’électricité « décarbonée » qui doit alimenter ces sites provient de la filière nucléaire exploitant l’uranium du Niger et du Kazakhstan. Fabriqués avec des minerais rares dont l’exploitation (au Congo ou en Birmanie, entre autres) est prédatrice, écocidaire et souvent source de conflits armés, les milliers de GPU (processeurs graphiques dans lesquels les calculs numériques ont lieu) utilisés dans les Data Centers sont commercialisés par la société états-unienne Nvidia. Or le droit états-unien (auquel est soumise toute société basée aux USA) oblige à fournir les données demandées par un juge états-unien, même si elles sont stockées à l’étranger.
Aggravation de l’extractivisme, finitude des ressources minières, montée des tensions géopolitiques : la souveraineté en matière d’IA qu’invoquent les promoteurs du projet est un mythe. L’électricité « décarbonée » qui doit alimenter ces sites provient de la filière nucléaire exploitant l’uranium du Niger et du Kazakhstan. Fabriqués avec des minerais rares dont l’exploitation (au Congo ou en Birmanie, entre autres) est prédatrice, écocidaire et souvent source de conflits armés, les milliers de GPU (processeurs graphiques dans lesquels les calculs numériques ont lieu) utilisés dans les Data Centers sont commercialisés par la société états-unienne Nvidia. Or le droit états-unien (auquel est soumise toute société basée aux USA) oblige à fournir les données demandées par un juge états-unien, même si elles sont stockées à l’étranger.
4. Changements climatiques et consommation énergétique
La consommation énergétique prévue pour le Data Center est alarmante, elle pourrait représenter la consommation de 90 000 personnes. Une telle demande n’est pas compatible avec les enjeux de décarbonation, de préservation de la biodiversité, de réduction des consommations et d’adaptation aux changements climatiques. Il en résultera des tensions sur les usages et la disponibilité du réseau électrique, comme on l’observe déjà dans plusieurs pays.
La consommation énergétique prévue pour le Data Center est alarmante, elle pourrait représenter la consommation de 90 000 personnes. Une telle demande n’est pas compatible avec les enjeux de décarbonation, de préservation de la biodiversité, de réduction des consommations et d’adaptation aux changements climatiques. Il en résultera des tensions sur les usages et la disponibilité du réseau électrique, comme on l’observe déjà dans plusieurs pays.
Les Data Centers créent des îlots de chaleur qui aggravent canicules et sécheresses (déjà très présentes dans notre région). De plus, les pics de pollution à l’ozone, déjà fréquents, s’aggraveront avec l’augmentation des températures, aggravant les enjeux sanitaires liés à l’asthme et aux allergies renforcés par ce sensibilisant respiratoire.
Sans parler du renouvellement frénétique du matériel informatique, de la production massive de déchets toxiques, du bruit pour les riverains, ou des effets sur la santé publique (physique et mentale) qu'entraînent les usages galopants de l’intelligence artificielle.
Conclusion
Le projet de Data Center à Rovaltain (comme tous les autres !) n’est pas soutenable face aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux actuels. Ses conséquences sur la consommation d’énergie, la santé publique, l’emploi et l’accès aux ressources équitable ne peuvent être ignorées. Il est donc urgent de s’opposer à une telle implantation pour protéger nos territoires et pour un avenir durable.
Qui sommes-nous ?
À la suite de l’alerte lancée par le groupe local des Soulèvements de la Terre, le collectif citoyen « AssezDC Rovaltain » s’est constitué autour de riverain.es du projet et d’habitant·es de l’agglomération Valence-Romans, et avec le soutien de nombreuses associations (Les Amis de la Terre Drôme, ATTAC Romans, Stop Linky 5G, Arrêt du Nucléaire Drôme-Ardèche, L’Atelier Paysan, etc.). En tant que parties prenantes de ce territoire et de son devenir, nous tenons à faire entendre nos voix.
Pour nous soutenir :
https://www.helloasso.com/associations/les-amis-de-la-terre-drome/formulaires/5
À la suite de l’alerte lancée par le groupe local des Soulèvements de la Terre, le collectif citoyen « AssezDC Rovaltain » s’est constitué autour de riverain.es du projet et d’habitant·es de l’agglomération Valence-Romans, et avec le soutien de nombreuses associations (Les Amis de la Terre Drôme, ATTAC Romans, Stop Linky 5G, Arrêt du Nucléaire Drôme-Ardèche, L’Atelier Paysan, etc.). En tant que parties prenantes de ce territoire et de son devenir, nous tenons à faire entendre nos voix.
Pour nous soutenir :
https://www.helloasso.com/associations/les-amis-de-la-terre-drome/formulaires/5