10 signatures atteintes
Destinataire(s) : Madame Maryline LHERM, Maire de LISLE sur TARN,
PESTICIDES à LISLE sur TARN : NOUS VOULONS LA TRANSPARENCE !
Nous demandons à Madame Maryline LHERM, Maire de LISLE sur TARN, d’obtenir et de publier les registres des pesticides agricoles utilisés sur le territoire communal. Nous souhaitons un budget pour qu’une personne experte analyse ces données afin qu’elles soient discutées lors d’une réunion publique. Chaque habitante et habitant saura à quoi il est exposé et pourra participer à un début de démocratie agricole locale. La transparence est la première étape pour protéger notre santé, notre eau, notre air, notre terre et notre avenir.
Lisle sur Tarn est une grande commune de 2317 Ha, majoritairement agricole 67 % des terres, 30% sont des zones naturelles ou forestières et 3% du sol est artificialisé. Le vignoble produisant du vin de Gaillac occupe une part importante, environ 20% de la SAU et subit une crise profonde aujourd'hui.
Le score d'impacts des activités agricoles sur la biodiversité est caractérisé mauvais (Indicateur HVN - SOLAGRO)
Lisle sur Tarn est une grande commune de 2317 Ha, majoritairement agricole 67 % des terres, 30% sont des zones naturelles ou forestières et 3% du sol est artificialisé. Le vignoble produisant du vin de Gaillac occupe une part importante, environ 20% de la SAU et subit une crise profonde aujourd'hui.
Le score d'impacts des activités agricoles sur la biodiversité est caractérisé mauvais (Indicateur HVN - SOLAGRO)
Pourquoi faut-il agir maintenant ?
🌿 1. Protéger la santé de toutes et tous, ici et maintenant
Sur la plupart des cultures des litres de produits chimiques (engrais, pesticides de synthèse) sont épandus parfois autour de nos maisons, nos écoles et nos points d’eau. Ces substances ne s’arrêtent pas aux limites des champs : elles se diffusent dans l’air, l’eau, les poussières, les sols, notre alimentation et jusque dans nos corps.
Sur la plupart des cultures des litres de produits chimiques (engrais, pesticides de synthèse) sont épandus parfois autour de nos maisons, nos écoles et nos points d’eau. Ces substances ne s’arrêtent pas aux limites des champs : elles se diffusent dans l’air, l’eau, les poussières, les sols, notre alimentation et jusque dans nos corps.
🌿 2. Réduire de manière drastique les expositions aux polluants chimiques dans l’air
L’étude PestiRiv de l’ANSES (publiée le 15 septembre 2025) confirme que les habitants et habitantes des zones agricoles respirent et ingèrent davantage de résidus de pesticides que les personnes en ville. Particulièrement les personnes vivant près de vignes sont plus exposées aux produits phytopharmaceutiques que celles vivant loin de toute culture. Connaître les produits est un enjeu majeur et immédiat de santé publique, notamment pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes vulnérables.
L’étude PestiRiv de l’ANSES (publiée le 15 septembre 2025) confirme que les habitants et habitantes des zones agricoles respirent et ingèrent davantage de résidus de pesticides que les personnes en ville. Particulièrement les personnes vivant près de vignes sont plus exposées aux produits phytopharmaceutiques que celles vivant loin de toute culture. Connaître les produits est un enjeu majeur et immédiat de santé publique, notamment pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes vulnérables.
💧 3. Préserver l’eau et les sols pour les générations à venir
Les pesticides empoisonnent lentement et durablement les nappes phréatiques, les rivières, les océans, les nuages et les sols. Nous avons le droit de connaître les produits à risque pour mieux protéger la qualité de l’eau et éviter d’alourdir, dans l’avenir, les coûts déjà importants de santé et de la dépollution de l’eau (cf résultats scientifiques de Mickaël Derangeon de l’Université de Nantes).
🧭 4. Initier une démocratie agricole pour contribuer tous et toutes à la transition
L’agriculture ne peut plus être que l’affaire de quelques-uns. Les choix de cultures et de pratiques agricoles engagent tout le monde : notre santé, nos paysages, la biodiversité, notre eau, notre climat. La transparence sur les pesticides, c’est la première étape d’une démocratie agricole où l’ensemble des personnes habitant la commune peut contribuer à la transition agricole.
La décision du Tribunal administratif de Bordeaux du 1er juillet 2025, confirmant le droit d’accès aux registres d’épandage, ouvre cette voie : celle d’un pouvoir citoyen sur les choix agricoles.
La décision du Tribunal administratif de Bordeaux du 1er juillet 2025, confirmant le droit d’accès aux registres d’épandage, ouvre cette voie : celle d’un pouvoir citoyen sur les choix agricoles.
Nous demandons à Madame Maryline LHERM, maire de LISLE sur TARN d’agir :
- Obtenir les registres d’utilisation des pesticides de la commune (et en informer l’ensemble des habitants et habitantes dans le bulletin municipal) ;
- Financer une expertise indépendante pour analyser les produits, leurs risques et leurs alternatives agronomiques ;
- Organiser (avec les associations parties prenantes locales) une réunion publique pour partager ces résultats avec les habitants et les habitantes de la commune, riverain·es et exploitant·es agricoles notamment.
Il n’y a aucune raison de garder ces usages secrets. Nous devons sortir du silence et du déni face aux risques de pollution. La tension entre la protection de la santé et les difficultés de la profession agricole implique de nouvelles formes de dialogue. C’est ensemble, habitant·es, agriculteur·rices, consommateur·rices et élu·es, que nous pouvons regarder la réalité en face et imaginer des solutions justes et durables pour l’avenir.