1,000 signatures atteintes
Destinataire(s) : Mr le Président du Département de l'Aveyron, Mme la Présidente de la Région Occitanie, Mr le Préfet de la Région Occitanie
Non au projet de RN88 en 2x2 voies Olemps-Sévérac d’Aveyron
NON à une route supplémentaire en 2x2 voies entre Rodez et Sévérac d’Aveyron
NON au passage complet en 2x2 voies de la rocade de Rodez.
NON à la destruction de 400 ha d’espaces naturels.
Sécuriser Rodez-Sévérac, par la route et le train, sans éventrer causses et vallée,
C’EST POSSIBLE !
En Aveyron, entre Rodez et Sévérac d’Aveyron (A75), un projet de nouvelle route 2x2 voies, vieux de plus de 30 ans et long de plus de 50 km, fait l’objet de l’obstination de la part des élus locaux et des pouvoirs publics.
En Aveyron, entre Rodez et Sévérac d’Aveyron (A75), un projet de nouvelle route 2x2 voies, vieux de plus de 30 ans et long de plus de 50 km, fait l’objet de l’obstination de la part des élus locaux et des pouvoirs publics.
Ce projet ouvrirait un véritable couloir à camions (Lyon / Clermont-Ferrand / Rodez / Albi / Toulouse). Cette alternative gratuite aux autoroutes de la vallée du Rhône dégraderait profondément la qualité de vie en Aveyron. Par ricochet, elle aggraverait la saturation actue lle de la rocade d’Albi, pourtant déjà en double voie.
La rocade de Rodez verrait son trafic de poids lourds très fortement accru. Située dans une vallée encaissée, l’excès de bétonnage y rendrait la probabilité d’inondation beaucoup plus forte. Les pollutions sonores, atmosphériques et la dégradation du cadre de vie toucheraient alors tous les Ruthénois.
Sous les pelleteuses et le bitume, ce sont 400 hectares d’une immense richesse patrimoniale en paysages et en biodiversité (causse, terres agricoles, forêts et zones humides) qui disparaîtraient. Le tracé borde ou traverse deux zones Natura 2000. Des écosystèmes entiers de causses et de prairies seraient fragmentés, condamnant des espèces protégées et menacées de disparaître de ces milieux : des oiseaux comme l'Œdicnème criard, des mammifères comme le Grand Rhinolophe (chauve-souris), des papillons rares comme la Zygène cendrée, ainsi que des fleurs sauvages uniques comme l'Ophrys de l'Aveyron.
À cause de ce projet, la situation foncière pour les agriculteurs s’est encore tendue en 2025 avec le gel de 300 ha supplémentaires pour anticiper les énormes mesures compensatoires. De plus, le château d’eau naturel des Causses Comtal et de Sévérac, au système hydrologique sensible (milieu karstique), serait directement mis en péril par les eaux souillées de la chaussée.
La sécurité routière globale ne serait pas améliorée, car ce tronçon engendrerait un surplus de trafic qui se répercuterait sur tous les autres axes principaux du département, en augmentant l’accidentalité globale. Le gain de temps théorique ne serait d'ailleurs que de 11 minutes * sur le trajet complet. À l'inverse, un nombre important d’usagers ne verraient aucune amélioration sur leur trajet quotidien vers Rodez ou Sévérac : le gain potentiel serait totalement perdu pour rejoindre les points d’entrée de la voie expresse, situés jusqu'à 10 km au nord de l’actuel tracé.
Ce projet démesuré est en contradiction complète avec les impératifs de préservation des atouts naturels de l’Aveyron, de protection du vivant, de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de protection de la santé des populations. Il viole l’esprit de la loi LOM (Loi d’Orientation des Mobilités) et les objectifs de la loi ZAN (Zéro Artificialisation Nette en 2050). Ce projet d'un autre temps est en contradiction complète avec les impératifs de préservation des atouts naturels de l’Aveyron, de protection du vivant, de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de protection de la santé des populations.
Plus de 500 millions d’euros, UN DEMI-MILLIARD d'euros, c’est le coût estimé au bas mot ! Le 20 mai 2026, le président du Département a lui-même évalué son coût entre 520 et 550 millions d'euros. Alors que les financements de l’État et de la Région sont loin d'être acquis (<20%), le reste pèsera lourdement sur les contribuables aveyronnais.
Il existe des alternatives répondant mieux aux besoins des habitants :
- L'aménagement de la RN88 (maintenant D888) actuelle pour la mise en sécurité des usagers et des riverains.
- La modernisation et la réouverture de la voie ferrée Rodez–Séverac pour soulager le trafic routier.
- La réouverture des petites gares et leur modernisation en pôles multimodaux.
- Des parkings relais et zones de covoiturage reliés aux bus, trains et voies cyclables sécurisées aux entrées de l’agglomération ruthénoise.
Nous demandons l'arrêt de ce projet qui a déjà coûté trop d’argent public en frais d’études. Nous demandons dès maintenant, dans le cadre de l’aire d'attraction de Rodez**, l’étude exclusive de solutions alternatives.
* simulation sur système de navigation
Pourquoi faut-il agir maintenant ?
Les destructions sont irrémédiables. Les alternatives, elles, sont crédibles et plus que jamais nécessaires.
- L'aménagement de la RN88 (D888) actuelle : notamment sur la partie Rodez / Laissac où 68% des accidents mortels ont eu lieu depuis 2014. Cet aménagement de sécurité peut se faire bien plus rapidement que la création d’une nouvelle route 2x2, pour un coût infiniment moins élevé.
- La réhabilitation de la voie ferrée Rodez-Séverac : avec au moins cinq trains aller-retour entre Millau et Rodez et des opportunités de fret, ce projet doit recevoir un engagement fort de l’État. Les politiques locaux doivent enfin se mobiliser pour cette infrastructure, chaînon ferroviaire manquant entre les lignes de l’Ouest et de l’Est de la région Occitanie et indispensable pour relier Millau / Sévérac / Rodez et Mende / Rodez / Toulouse.
- La transformation des gares en pôles multimodaux : combiner trains, bus, transports à la demande, covoiturage, auto-partage et pistes cyclables permettra d'améliorer et diversifier concrètement l'offre de déplacements en milieu rural.
- L'apaisement des entrées de la rocade de Rodez : une nouvelle route ne supprimera pas les ralentissements du matin et du soir. Des parkings relais et zones de covoiturage doivent être installés aux entrées de l'agglomération, desservis par des bus cadencés, des pistes cyclables sécurisées et des trains légers avec arrêts de proximité.
Ces aménagements doivent s’inscrire dans un travail commun (Région, Département, Rodez-Agglomération et communes de l’aire d’attraction de Rodez) pour mettre en place un véritable plan de déplacement général.
En automne commencera une concertation publique sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) qui vous permettra de donner votre avis. D’ici là, votre signature sur cette pétition est un soutien précieux.
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Le Collectif 88 rassemble des citoyens engagés, des associations, des syndicats et des partis politiques unis pour la préservation de notre territoire :
Amis de la Terre Midi Pyrénées , Attac 12, Canopée12 , Collectif Citoyen du Pays St Affricain, Collectif Préservation Terres Agricoles Ruthénois, Comité Causse Comtal, Confédération Paysanne de l'Aveyron, Extinction Rébellion Millau-Larzac, Fédération des Grands Causses, La France Insoumise, Les Écologistes de l’Aveyron, Nature et Progrès