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Destinataire(s) : Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole

Pour libérer Nantes Métropole du tout-voiture, allons encore plus loin !

En plus d'être un des moteurs de la crise climatique, le trafic routier et automobile joue un rôle majeur dans la pollution de l’air qui affecte nos villes et notre santé. Nous qui habitons au sein de Nantes Métropole demandons que des mesures ambitieuses soient mises en œuvre par nos élu.es locaux en faveur d’une autre mobilité urbaine, dans un double objectif de transition écologique et de justice sociale.

Pourquoi faut-il agir maintenant ?

Notre territoire et celles et ceux qui y vivent souffrent de la pollution de l’air, qui constitue aujourd’hui une urgence sanitaire établie. Le trafic routier porte une responsabilité toute particulière en ce qui concerne les émissions de polluants atmosphériques dangereux pour la santé et doit absolument être restreint.

Le trafic routier est également l’un des premiers secteurs émetteurs de gaz à effet de serre à l’échelle de notre agglomération. L’urgence climatique nous impose d’agir rapidement et de sortir de notre dépendance collective au pétrole, au transport routier et à la voiture individuelle.
C'est un enjeu essentiel et pour autant l’abandon des véhicules polluants et de la logique du tout-voiture ne doit laisser personne sur le carreau. Évidemment, nous savons qu’il n’est pas toujours facile de se passer de sa voiture, mais nous pensons qu’il est de la responsabilité de nos élu.es de nous en donner les moyens, en développant les alternatives et en accompagnant le changement, notamment pour les plus fragiles d’entre nous.

Madame Rolland, il est grand temps d’agir pour la transition écologique et pour une mobilité urbaine adaptée aux crises sanitaire et climatique.

Nous vous demandons donc :
- de continuer à développer le réseau de transports en commun (amélioration des fréquences et amplitudes horaires, mutualisation des systèmes de billettique entre les différentes offres de transports collectifs et avec les services de mobilités alternatifs (TER, Bicloo, Marguerite, Aleop,...), développement du réseau TAN en toile d'araignée, notamment vers/entre les quartiers périphériques denses mal desservis, et les communes externes de la Métropole, etc.) ;
- de favoriser l’auto-partage et le covoiturage dans toute l’agglomération;
- d’abandonner tout projet de nouvelle infrastructure routière/autoroutière ou d’extension des capacités routières ;
- de continuer à développer la solution vélo (plan vélo ambitieux à hauteur de 30€/an/hab minimum, mise en place d’un réseau express vélo métropolitain, activation des autres leviers d’un système vélo performant : stationnement sécurisé, intermodalité avec les transports en commun, services de location courte et longue durée, apprentissage pour tous, ateliers de réparation, etc.) ;
- de maintenir l'accompagnement et les aides à la transition, sous forme d’aides financières et de sensibilisation (ateliers, formations, communication…), pour soutenir les particuliers et les professionnels dans le changement de véhicule ou, mieux, de moyen de transport ;
- de renforcer, pérenniser ou adapter les dispositions temporaires qui ont été mises en place en faveur du vélo et des piétons dans le contexte Covid, en tenant compte de la consultation citoyenne en cours ;
- de programmer et d’organiser la sortie des véhicules polluants dans notre métropole, à travers la mise en œuvre d’une Zone à Faibles Émissions sur un périmètre géographique ambitieux, en intégrant les différentes catégories de véhicules polluants, en particulier les véhicules individuels, fixant notamment un cap de sortie du diesel à horizon 2025 et de l’essence à horizon 2030 ;
- de réguler la présence des véhicules les plus encombrants comme les SUV.

Il reste beaucoup à faire dans nos grandes villes françaises sur ce sujet de la lutte contre la pollution automobile, comme le démontre une évaluation des villes* publiée le 3/12/2020 par le Réseau Action Climat, Unicef France et Greenpeace France.
La crise sanitaire Covid que nous traversons a mis une nouvelle fois en lumière la nécessité absolue d’avancer rapidement sur ces enjeux de mobilité urbaine.
Sortir du tout-voiture, du diesel et de l’essence et prioriser d’autres manières de se déplacer en ville demande du courage politique et c’est indispensable pour faire face à l’urgence sanitaire et climatique.
Vous avez déjà mis en place un certain nombre de mesures qui vont dans le bon sens : généralisation du 30 km/h à Nantes, abandon du projet de parking Petite Hollande, aménagement de nouvelles pistes cyclables temporaires, une zone à trafic limité (dont l’extension est prévue). Nous vous encourageons à poursuivre vos efforts pour lutter de manière ambitieuse contre la pollution automobile, en prenant en compte nos demandes rappelées dans ce texte.
Nous vous remercions par avance, Madame Rolland, de l'attention que vous porterez à nos demandes et sommes disposés à échanger avec vous.

Cette pétition est portée par le collectif du Livre Blanc pour le Climat, document co-rédigé par plusieurs associations et citoyens nantais. Ce document présente les mesures nécessaires pour respecter la trajectoire climatique définie lors des Accords de Paris: https://alternatiba.eu/nantes/wp-content/uploads/sites/7/2020/01/LivreBlancClimatNantes280120.pdf

*Source : https://reseauactionclimat.org/lutte-pollution-air-ambitions-maires/
Nantes, France

Maps © Stamen; Data © OSM and contributors, ODbL

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