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Destinataire(s) : Madame Annick Girardin, Ministre de la Mer, Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, Jean-Baptiste Djebbari chargé des transports

STOP à la POLLUTION par rejets en MÉDITERRANÉE

Des dérogations ont été accordées à 2 compagnies maritimes, qui peuvent dorénavant rejeter directement leur pollution dans l’eau, et ce jusqu’en 2026 ! Cette dérogation est scandaleuse au vu de la fragilité des écosystèmes de la Méditerranée et des dangers que cette pollution représente. Nous, associations de protection de l’environnement et riverains, vous demandons d’interdire les rejets maritimes, accordés par dérogations à certaines compagnies maritimes.

Pourquoi faut-il agir maintenant ?

La Méditerranée est la mer la plus polluée du monde. Elle détiendrait des concentrations quatre fois plus élevées de micro-plastiques au kilomètre carré que le 7e continent, ce qui ferait d’elle la mer la plus polluée au monde, selon National Geographic.

Ne nous rendons pas complices d’une pollution cette fois causée par les rejets pollués des navires qui sillonnent la Méditerranée.

Le contexte :
Sous couvert de crise sanitaire, la France vient d'autoriser par dérogation, l'enfumage en milieu marin (rejets de polluants directement sous l'eau), en adaptant ses textes qui réglementent ces rejets, à la demande de 2 compagnies dont Corsica Linea (7 navires dont 5 appartenant à Corsica Linea)

Voici le détail de la dérogation :
L’article 2 de l’Arrêté du 23 novembre 1987 est modifié par Arrêté du 22 septembre 2021
« Les rejets, dans le milieu marin, d’effluents provenant des méthodes de réduction des émissions fonctionnant en système ouvert sont interdits à moins de 3 milles nautiques de la terre la plus proche dans les eaux sous juridiction française ».
« A titre transitoire, l'administration française peut accorder à un navire existant, effectuant des voyages réguliers entre deux ports, une exemption dont la durée de validité doit être limitée au strict minimum et ne peut excéder le 1er janvier 2026. La demande d'exemption doit démontrer l'impossibilité de se conformer à cette règle et indiquer la ou les solution (s) de mise en conformité retenue (s) et leur date prévisionnelle de mise en œuvre. »

Pour mieux comprendre le problème :
Au niveau mondial, le trafic maritime est régi par la Convention MARPOL. En 2005, afin d’abaisser la pollution de l’air émise par les navires, la convention prévoit de limiter la teneur en soufre du carburant qui doit passer de 4,5 % à 3,5 % en 2012, et à 0,5 % en 2020.
Mais, le 15 mai 2015, un amendement est apporté sournoisement par les groupes pétroliers et par les compagnies maritimes pour naviguer à moindre coût. Les compagnies maritimes sont donc autorisées à équiper leurs navires de systèmes de nettoyage des fumées, les scrubbers, afin de continuer à utiliser un fuel plus soufré, largement disponible et surtout bien moins cher.
Ces scuubbers peuvent être à boucle fermées (ils stockent les résidus polluants de lavage pour un retraitement à terre), ou ouvertes (ils rejettent directement en mer les eaux de lavage des gaz d’échappement, qui contiennent en quantités variables des métaux lourds, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des nitrates ainsi que les éventuels additifs chimiques utilisés)

À ce jour, 23 États et 71 ports ont décidé d’interdire les rejets des scrubbers en boucle ouverte dans leurs eaux territoriales ou leurs eaux portuaires. Dernièrement, la Turquie, l’Autorité du Canal de Suez, Oman et l’Arabie Saoudite ont rejoint cette liste. En France, certains grands ports maritimes comme Marseille, Nantes-St Nazaire et La Rochelle ont déjà modifié leur règlement portuaire pour y inscrire une interdiction des rejets.

Signez la pétition, demandons l'annulation stricte de ces dérogations partout en mer Méditerranée !

Le développement économique de certains ne peut pas condamner la faune marine et amplifier la catastrophe écologique que subit la mer Méditerranée, et les Océans en général. Les coraux blanchissent partout, les températures et teneurs en CO2 des océans augmentent d'une manière exponentielle, la sur-pêche continue, et à ce rythme, il n'y aura plus de poissons en 2050.

Que voulons-nous laisser de notre passage sur notre planète ?
Mobilisons-nous pour sauver ce qui peut encore l'être en signant cette pétition !

Actualités

2022-01-21 14:15:34 +0100

1,000 signatures atteintes

2022-01-21 13:43:08 +0100

500 signatures atteintes

2022-01-12 19:59:52 +0100

100 signatures atteintes

2022-01-12 11:47:19 +0100

50 signatures atteintes

2022-01-12 09:24:19 +0100

25 signatures atteintes

2022-01-12 00:00:39 +0100

10 signatures atteintes